Je vous avais parlé du court métrage de Tim Burton intitulé Vincent et qui mettait en scène un petit garçon se prenant pour Vincent Pryce, parlant de sa femme défeunte Lonore, et tout et tout.
Eh bien pour mieux comprendre l'influence de ce court métrage, la cinémathèque a projeté le film Le corbeau réalisé par Roger Corman en 1962.
Au XVe siecle en Angleterre, le docteur Craven, qui vit retire depuis la mort de sa femme, recoit la visite de son confrere Bedlo, transforme en corbeau par le magicien Scarabus.
C'est assez surprenant car le ton est plutôt humoristique et pourtant, le thème est plutôt horrifique. De plus, pour jouer Scarabus, c'est Boris Karloff (qui a incarné à de nombreuses reprises Frankenstein) qui s'y colle. Dans le rôle de Bedio, c'est Peter Lorre (alias M le maudit) et dans le rôle du docteur Craven, le grand Vincent Price. Il y a même Jack Nicholson que j'ai eu du mal à reconnaître tellement il était jeune, et puis jouer les jeunes premiers, c'est pas dans ses habitudes.
Une fois qu'on arrive à entrer dans cet univers (j'avoue avoir eu un peu de mal au départ), on se prend au jeu et le duel de magie Price/Karloff est digne de celui de Merlin l'enchanteur, à part bien sûr que les effets spéciaux sont, comment dire, ben, disons carrément mauvais.
Mais j'ai passé un très bon moment.